Les nationalismes se sont exacerbés en Europe dans un contexte florissant au tournant du 20ème siècle : développement industriel et commercial, expansions territoriales, littérature et vie culturelle prolifiques…
Ces courants nationalistes ont engendré chez les Etats européens à la fois une arrogance dominatrice sur les plans politiques, diplomatiques, économiques, stratégiques et culturels, et des mécanismes de repli national, de généralisation des pays extérieurs perçus peu à peu comme une menace.
A l’été 1914, l’entrée en guerre résulte d’un ensemble de facteurs concomitants et n’est pas le fait d’un facteur unique ou prépondérant. L’attentat de Sarajevo n’aura été que le casus belli au cœur d’une Europe conditionnée à marcher en guerre. L’entrée en guerre a donc été facilitée par un contexte de culture de guerre et non de culture de paix.
Quelles leçons nous enseigne l’Histoire pour vivre ensemble aujourd’hui ?
L’affirmation d’un sentiment national était massivement partagé par la population. De quels moyens concrets dispose-t-on pour réagir de façon critique face à un courant dominant ?
A l’échelle de l’individu, le vote est un acte citoyen qui permet d’exprimer sa position dans le cadre des règles démocratiques.
A l’échelle collective, un phénomène appelé « résistances civiles de masse » émerge dans le cadre de mouvements d’opposition, à l’image de la marche du Sel de Gandhi, de la marée humaine qui a défait le mur de Berlin ou, plus récemment, de la révolution « orange » en Ukraine.
Comment aller à l’encontre d’une culture de guerre ? Apprendre à éviter le repli sur soi, à ne pas généraliser ni abuser des préjugés sont autant d’outils pour appréhender positivement sa relation à l’Autre et développer une culture de tolérance, de respect et de paix.